mes amours et peut-être mes haines

Les initiés : une satire assez bien sentie de l’alliance monstrueuse de la finance et de la politique

Le livre commence sur le suicide d’une femme, se jetant du haut de Bercy, berceau des finances publiques. Elle travaillait aux Finances, elle avait disparu depuis plusieurs années, et tout le monde la croyait morte.

A partir de là, une toile de fond politico-financière est tissée exhibant – de façon assez documentée- les liens malsains ayant existé et existant entre le monde de la finance et celui de la politique.

Un livre qui s’inscrit donc dans la mouvance du thriller à charge et documenté, sauce grecque ou suédoise.

Sauf que le choix de « l’enquêteur », assez pertinent, donne une dimension de tragédie à tout cela : lui-même faisant partie de la petite bande des énarques, se trouve enfoncé dans un merdier intime. La duplicité est partout, les déchirures sans nombres et les coupables innocents. Ou avec assez de mauvaise foi pour se croire vraiment de bonne foi : sauver les banques en 2008, c’était vraiment sauver la France. Malgré la veulerie des uns et le ploutocratisme des autres, comment croire le contraire ?

Ce n’est pas la progressive dérégulation des banques contemporaines qui semble donner tort à l’auteur.

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